|
GLOSSAIRE
Activité : Série de tâches caractéristiques, exécutées dans des conditions définies (contrôler un circuit gaz ) (SAVARY, E. (1995). Former et accompagner les tuteurs, Paris, Foucher, p. 94).
Assurance de la qualité : Ensemble des activités pré-établies et systématiques mises en uvre dans le cadre du système qualité, et démontrées en tant que de besoin, pour donner la confiance appropriée en ce quune entité satisfera aux exigences pour la qualité (norme ISO 8402:1994, pp.15-16).
Compétence : Ensemble de savoirs et de savoir-faire organisés en vue daccomplir de façon adaptée une activité généralement complexe (PORCHER, B. (1992). Du référentiel à lévaluation, cinq clés pour enseigner, Paris, Foucher, p. 9).
Conflit socio-cognitif : Dispositif propre à faire évoluer les représentations mentales des apprenants : un élève exprimant une idée, une conviction, une perception provoquera chez son camarade un choc et entraînera celui-ci à reformuler ses propres idées, à nuancer sa propre conviction, à faire évoluer sa perception, à modifier sa démarche, etc. Grâce à ce conflit, il aura progressé dans sa connaissance. (GERARD, F.- M. & ROEGIERS, X. (1993). Concevoir et évaluer des manuels scolaires, Bruxelles, De Boëck Université, p. 142).
Couronne ABCD La couronne ABCD est une méthode, développée par Ido Abram, qui sert de base à une éducation interculturelle. Deux paires de concepts jouent un rôle : lautobiographie (A) et la biographie (B) dune part et le conflit (C) et le dialogue (D) dautre part. Lautobiographie (identité ou image de soi) indique comment quelquun se voit. La biographie (ou image) indique comment quelquun est jugé par les autres. Lorsque ces deux paires de concept se chevauchent, il y a alors une interaction qui peut aboutir à un conflit mais qui peut aussi mener à un dialogue où les personnes discutent ouvertement les unes avec les autres. Le but de léducation interculturelle est de stimuler le dialogue. On évite ainsi les images unilatérales et on assiste à une interaction entre lidentité et limage. Les jeunes en formation apprennent ainsi à reconnaître, à identifier et à prendre en compte les différences. La voie menant à un enrichissement est alors ouverte (CEDEFOP Info 3/1998 p. 6).
Cycle de vie : Ensemble des phases successives de la vie dun produit qui se déroulent à partir de lexpression du besoin global jusquà la destruction du produit en passant par sa réalisation et son exploitation (PERIGORD, M. et FOURNIER, J.-P. (1993). Dictionnaire de la qualité français-anglais, AFNOR, p.72).
Dysfonctionnements Exemple 1 : Une entreprise accepte avec enthousiasme la candidature dun étudiant. Motivée, elle prépare avec soin un programme de stage en relation avec les projets en cours dans lentreprise. Elle recherche un logement et prévoit une gratification. Le jour du début du placement, le stagiaire ne se présente pas : il a préféré un autre stage et a " oublié " de prévenir et de remercier lentreprise dans laquelle il nira pas. Celle-ci est fâchée, promet quon ne ly reprendra plus. Lorganisme d'envoi est discrédité. Exemple 2 : Une entreprise répond positivement à la demande de stage dun étudiant dont le placement européen est obligatoire pour la validation de sa formation. Elle tarde cependant à signer la convention de stage malgré plusieurs relances. Une semaine avant le départ du stagiaire, elle linforme quelle renonce à laccueillir car elle vient de procéder à des licenciements de personnel. Létudiant a son billet davion en poche mais plus de stage. Exemple 3 : Des pouvoirs publics financent une formation complémentaire destinée à favoriser linsertion professionnelle de jeunes diplômés. Le cahier des charges inclut, entre autres, un placement européen obligatoire. La reconduction annuelle est conditionnée par la démonstration de ladéquation de la formation aux besoins des entreprises régionales. Les mêmes pouvoirs publics proposent des bourses de mobilité aux jeunes et engagent pour cela, via des contrats, les organismes de formation à établir des relations pérennes avec des partenaires transnationaux. Comment une formation elle-même non pérenne pourrait-elle sengager sur des programmes pluri-annuels ? Exemple 4 : Un lycée, conformément à son projet détablissement (promotion des enseignements technologiques, rapprochement école-entreprise, développement de lautonomie des élèves, rayonnement externe) sengage dans le développement des placements industriels européens de ses étudiants. Un professeur a une décharge denseignement pour coordonner cette activité. Létablissement acquiert la confiance de ses partenaires et, en quelques années, se trouve intégré dans de multiples réseaux. Lactivité et donc la charge de travail augmentent de manière importante mais les moyens en personnel et en temps sont inchangés. Responsable de la mobilité européenne ou assistant(e) multilingue sont des fonctions qui nexistent pas dans la nomenclature de lEducation Nationale. Malgré les ambitions affichées par les pouvoirs politiques, un lycée ne peut donc y accorder que des moyens modestes, pour lessentiel sur ses fonds propres. Exemple 5 : Un organisme d'envoi sollicite chaque année un correspondant pour le placement de deux ou trois stagiaires dans son pays. Le partenariat évolue vers la définition de procédures de qualité communes et la réciprocité dans léchange de stagiaires. Cela révèle rapidement de profondes divergences quant aux objectifs des deux organismes. Lun considère que les placements relèvent dune démarche éducative et tout dysfonctionnement fait lobjet dun traitement et dun retour systématique vers lintéressé. Lautre, qui fait payer la recherche de stage et le suivi des jeunes, préfère ne pas froisser un " client " plutôt que de résoudre les problèmes qui se posent.
Effets paradoxaux de la qualité Exemple 1 : Le temps nécessaire pour trouver un emploi est un critère fréquemment retenu pour évaluer la qualité dun placement ou dune formation. Or celui-ci nen est pas une caractéristique intrinsèque. Il dépend également de lenvironnement socio-économique : lors de fermetures dusines dans des bassins de mono-industrie (sidérurgie, textile ), les qualifications les plus prestigieuses ont perdu toute valeur du jour au lendemain. A contrario, les informaticiens, après une période calme, étaient embauchés en nombre, y compris avec des compétences modestes, pour adapter les ordinateurs au changement de millénaire et à la mise en place de lEuro. Il est donc risqué de miser uniquement sur ce critère. Exemple 2 : Les programmes de financement de la mobilité ont pour objectif de permettre à des jeunes de vivre une expérience quils nauraient pas connue sans aide. Au fur et à mesure que lexigence de qualité saccroît, la sélection des étudiants amène à privilégier ceux qui ont déjà une expérience professionnelle et une expérience de mobilité. Conçus pour combler les inégalités sociales, ces programmes, de fait, tendraient à les accentuer. Exemple 3 : Trop de rigueur dans lapplication des règles de qualité peut durcir les relations entre partenaires. Une chose est de les définir conjointement, les respecter en est une autre. Il nest pas rare que des partenaires accueillent très fraîchement la demande qui leur est faite dappliquer les bonnes pratiques quils avaient eux-mêmes suggérées et fait adopter.
Jeune : Toute personne en formation, au travail ou à la recherche dun emploi, âgée de moins de 28 ans (Livre vert " Education, formation, recherche : Les obstacles à la mobilité transnationale ", Office des Publications Officielles des Communautés européennes, Luxembourg, 1996, p. 39).
Objectif : Enoncé dintention pédagogique décrivant en termes de capacité de lapprenant lun des résultats escomptés dune séquence dapprentissage. (HAMELINE, D. (1990). Les objectifs pédagogiques en formation initiale et continue, Paris, E.S.F. Editeur, p. 100).
Obstacles à la mobilité : Les principales difficultés relevées concernent :
(Livre vert " Education, formation, recherche : Les obstacles à la mobilité transnationale ", Office des Publications Officielles des Communautés européennes, Luxembourg, 1996).
Placement : Envoi par un établissement denseignement ou de formation, ou tout autre organisme, dun jeune dans une entreprise afin de lui apporter une qualification complémentaire ou une expérience qualifiante dans un autre pays. Ces placements sinscrivent toujours dans un " programme structuré " mis en place par un opérateur de la mobilité et répondant à un objectif précis pour lensemble des bénéficiaires (Guide pratique " La mobilité dans Leonardo da Vinci ", publication Agences Leonardo France, p. 11).
Politique qualité : Orientations et objectifs généraux dun organisme concernant la qualité tels quils sont exprimés formellement par la direction au plus haut niveau (norme ISO 8402:1994, p.14).
Pré-requis : Savoirs ou savoir-faire absolument indispensables pour entrer dans une action de formation. (BARLOW, M. (1989). Formuler et évaluer ses objectifs en formation, Lyon, Chronique sociale). A ne pas confondre avec les pré-acquis : savoirs ou savoir-faire réellement maîtrisés au départ de lapprentissage, quils soient prérequis ou non pour cet apprentissage. (GERARD, F.- M. & ROEGIERS, X. (1993). Concevoir et évaluer des manuels scolaires, Bruxelles, De Boëck Université, p. 53).
Qualité : Ensemble des caractéristiques dune entité qui lui confèrent laptitude à satisfaire des besoins exprimés ou implicites (norme ISO 8402:1994, p. 6).
Référentiel : Le référentiel dune formation est constitué de deux parties :
Le référentiel des activités professionnelles décrit les activités professionnelles que sera amené à exercer, en entreprise, le bénéficiaire de la formation. Le référentiel de certification liste lensemble des capacités, compétences, contenus de formation et niveaux dexigence requis pour lobtention du diplôme.
Situation-problème : Situation didactique dans laquelle il est proposé au sujet une tâche quil ne peut mener à bien sans effectuer un apprentissage précis. Cet apprentissage qui constitue le véritable objectif de la situation-problème, seffectue en levant lobstacle à la réalisation de la tâche. (MEIRIEU, P. (1987). Apprendre oui, mais comment, Paris, E.S.F. éditeur, p. 191).
Système de placements transnationaux : Ensemble structuré dentités qui interagissent en fonction dun but, la réussite du stage, ce système étant ouvert sur lextérieur. Les grands principes de lanalyse systémique sont mis en uvre afin de contribuer à la qualité des placements transnationaux :
Système qualité : Ensemble de lorganisation, des procédures, des processus et des moyens nécessaires pour mettre en uvre le management de la qualité (norme ISO 8402:1994, p. 16).
Tâche : Action élémentaire composée de plusieurs gestes et définie par un mode opératoire (monter un meuble, débiter un câble). (SAVARY, E. (1995). Former et accompagner les tuteurs, Paris, Foucher, p. 94).
|
|
| Accueil | Langues | Téléchargement | Concepts | Procédures | Acteurs | Bibliographie | Pédagogie | Plan du site | Contact | |